Rouhani en France: poursuivre l’ouverture sur Téhéran sans froisser Riyad


Paris « déplore profondément » les exécutions en Arabie saoudite, alors que Washington les « condamne ». Une déclaration, prudente, du Quai d’Orsay pour commenter l’exécution par Riyad de 47 personnes, dont le dignitaire religieux chiite Nimr al-Nimr, un acte qui a enflammé le monde chiite et déstabilisé profondément les relations saoudo-iraniennes [MENA : Eliminations physiques en série…].

Paris s’apprête à accueillir le président iranien Hassan Rouhani, qui avait reporté sa visite, en novembre dernier, pour cause « d’insécurité », alors que l’Arabie saoudite, partenaire de référence de la France dans le monde arabe, fait miroiter de nouvelles opportunités d’affaires pour les industriels français, y compris dans le domaine stratégique de l’aéronautique militaire.

Le partenariat franco-saoudien est établi, et il ne cesse de se consolider, alors que les relations franco-iraniennes sont en phase de prospection.

Le président François Hollande entame la dernière ligne droite de son premier mandat, et sa marge de manœuvre en politique étrangère est aujourd’hui étroite.

Au cours des derniers mois de son mandat, on le voit mal risquer ses relations saoudiennes, et avec elles peut-être aussi ses relations émiraties et égyptiennes, pour tenter un forcing, aux résultats très incertains, en Iran. D’autant que solide lobby pro-arabe et pro-saoudien en particulier prendra très vite le dessus à Paris sur un lobby iranien encore balbutiant.

En affaires, les Français se mettent, enfin, à l’école anglo-saxonne [MENA-Business : Les Français se mettent, enfin, à l’école anglo-saxonne], et pensent pouvoir préserver leurs acquis en Arabie saoudite tout en réussissant leurs premières prospections commerciales en Iran [Iran : Paris espère-t-il avoir le beurre et l’argent du beurre ?].

Dans cette note de 3769 mots, MESP

(i)                   tente d’anticiper l’évolution des relations saoudo-iraniennes au cours des prochains mois afin d’en

(ii)                  mesurer l’impact sur les relations franco-saoudiennes et franco-iraniennes.

Dans cette note, réservée à ses clients, MESP

(iii)                s’intéresse à la perception qu’ont les dirigeants iraniens de la France actuellement et de sa place dans le monde et sur la scène régionale, et

(iv)                s’attarde sur les efforts que feront les Saoudiens pour éviter de fragiliser leur partenariat stratégique avec la France dans le contexte actuel.

Il est question également dans cette note

(v)                 d’évaluer la solidité des réseaux franco-iraniens, surtout dans le domaine commercial, et

(vi)                la perception de ces réseaux par les milieux d’affaires et les milieux diplomatiques iraniens.

Enfin, MESP

(vii)               propose un récapitulatif des échanges, officiels ou privés, survenus au cours des derniers mois sur la voie Paris-Téhéran, à l’initiative des deux gouvernements et des milieux d’affaires des deux pays.

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