Iran: Que valent, aujourd’hui, les réseaux d’affaires libanais?


Au Liban, la communauté des affaires, traditionnelle, est, depuis des années, sous influence saoudo-arabe. L’avènement du phénomène Hariri et la reconstruction de Beyrouth l’ont rendue totalement tributaire des pétrodollars.

L’occupation syrienne, entendue avec Riyad et Washington, et soutenue par l’axe Hariri-Chirac, a permis aussi, à un nouveau cercle d’hommes d’affaires de s’adosser au noyau dur gravitant autour d’une poignée d’affairistes totalement soumis au diktat saoudo-syrien.

Jouant sur plusieurs tableaux à la fois, la communauté chiite libanaise s’est associée au montage économique ainsi établi, tout en misant sur une diaspora libérée de la pesanteur saoudo-arabe (Afrique, Amérique Latine, Europe). Son adhésion à un axe géopolitique longtemps isolé sur la scène régionale et internationale, a eu ses retombées à la fois positives et négatives sur son poids économique (sanctions v/s nouvelles opportunités).

Au début de 2016, le schéma est en pleine mutation, et les milieux d’affaires libanais qui proposent leurs services sur le marché iranien ou qui sont sollicités sur ce marché se répartissent ainsi:

(i) un noyau dur d’hommes d’affaires “saoudo-arabes” dont les intérêts sur les marchés arabes survivent, plus ou moins bien, aux nouvelles et multiples contraintes financières, politiques et géopolitiques, et qui se retrouvent prisonniers d’un jeu à somme nulle entre les deux rives du Golfe;
(ii) un noyau dur d’hommes d’affaires “irano-chiites” pressés de procéder à une réévaluation générale de leurs intérêts et de leurs stratégies commerciales à la lumière des opportunités nouvelles qui s’offrent à eux grâce à la levée des sanctions internationales sur l’Iran, et à la lumière aussi des contraintes nouvelles que leur imposent des parties régionales et internationales;
(iii) un groupe médian qui se cherche un rôle à la faveur des évolutions actuelles et en profitant des faiblesses et des contraintes des milieux d’affaires gravitant exclusivement dans l’orbite de l’un ou l’autre des noyaux durs.

Dans cette note de 2539 mots, réservée à ses clients, MESP

(iv) présente ces trois groupes d’hommes d’affaires, leurs points forts et leurs points faibles, et
(v) évalue l’utilité pour des partenaires internationaux, dont des partenaires français, de s’associer avec l’un ou l’autre des profiles types d’hommes d’affaires libanais qui se positionnent actuellement sur le marché iranien.